Admises au Barreau de Paris, Alix et Victoria ont donné deux mois de bénévolat pour l’enfance défavorisée en Amérique Latine.

Victoria et Alix, bénévoles
Bonjour Alix et Victoria, vous avez décidé de partir en mission internationale.
– Pourquoi vouliez-vous partir ?
Après avoir obtenu toutes deux l’examen du barreau à Paris, nous souhaitions faire une pause dans nos études avant d’entrer à l’école des avocats et mettre à profit notre temps au service d’une cause qui nous tient à coeur. Ayant bénéficié durant cinq ans d’études quasiment gratuites à l’université, nous voulions nous mettre au service d’enfants qui n’ont pas eu cette chance.
Nous n’avions pas d’idée précise en terme de destination, si ce n’est que nous recherchions une ONG en Amérique latine puisque nous parlons espagnol et que cela facilite grandement le contact avec les populations.
– Comment avez-vous eu connaissance des missions d’International Impact ?
Afin de financer notre projet, nous avons travaillé au sein de différentes start-ups et, à cette occasion, nous avons rencontré Marianne Fauquette, une ancienne volontaire d’Ecuasol qui avait passé un an à Quito en service civique. Elle a pris le temps de nous rencontrer et de nous parler longuement de son expérience, laquelle l’avait enchantée.
Nous nous sommes donc plus amplement renseignées sur l’aide qu’apporte la Fondation Ecuasol aux enfants défavorisés de Quito et celle-ci correspondait parfaitement au type de projet que nous souhaitions rejoindre.
Cependant, n’étant ni enseignantes ni psychologues, nous avons cherché différents moyens de nous rendre utiles, notamment en mettant à profit nos réflexes juridiques au service de la Fondation. Pour ce faire, en accord avec International Impact, les volontaires présents sur place et l’équipe encadrante, nous avons mis sur pied une mission tournée vers les droits des femmes et des enfants victimes de violence domestique.
– En quoi consiste votre mission ?
Celle-ci consiste à rédiger un guide juridique pratique contenant premièrement un aperçu statistique des violences faites aux femmes et aux enfants en Equateur, deuxièmement les procédures à suivre en cas de violence et enfin un annuaire contenant les contacts de différents organismes présents à Quito et spécialisés dans l’aide à ces victimes.
– Comment se déroule votre mission ? le contact avec les enfants, les familles ? les autres volontaires ?
Nous avons été accueillies avec beaucoup de gentillesse par les volontaires présents sur place, lesquels nous ont très rapidement présentées aux enfants et au corps encadrant. Depuis, nous nous sommes rendues plusieurs fois à la Fondation afin de jouer avec les enfants et les connaître davantage. Nous avons également participé avec joie à une journée de cohésion d’équipe avec les encadrants et les volontaires au sein d’un parc national proche de Quito.
Notre mission se déroule très bien mais demande beaucoup de recherches en amont, nous partageons donc notre temps entre la bibliothèque de l’Alliance Française, différentes formations et conférences juridiques.
– Appréciez-vous votre mission ? Recommanderiez-vous à d’autres personnes avec la même formation que vous de partir aussi dans un pays en développement ?
Nous apprécions beaucoup notre mission et espérons avoir le temps d’organiser un atelier avec les enfants afin de leur faire prendre conscience des droits qui sont les leurs.
En effet, les victimes de violence domestique n’engagent que peu de poursuites, faute de connaissances de leurs droits. Il y a donc d’énormes progrès à faire dans ce domaine et, pour cela, l’aide de volontaires juristes serait la bienvenue, d’autant qu’une avancée législative et médiatique se fait sentir sur la question des violences domestiques.